Des pistolets sortent les étoiles

crédit photo: https://www.alternativenation.net/guns-n-roses-rumored-to-have-huge-2017-plans/

07/07/2017 : Concert des Guns N’ Roses, Not in this Lifetime, Stade de France, Paris, 20h.

 

17h30 : ouverture des portes.

Après les contrôles, ceux qui attendent devant le stade de France depuis le milieu de journée pour être bien placés se ruent en courant jusqu’à la fosse.

Une heure plus tard, Tyler Bryant and the Shakesdown investissent la scène, font quelques tests micro, et la musique envahit la salle qui ne sera remplie qu’à 20h, à l’entrée des Kings de la soirée.

A 26 ans, Tyler Bryant paraît incroyablement plus jeune. Il grimace beaucoup, semble griffer sa guitare et bouge beaucoup. On le croirait habité par l’âme de Morrisson, sexy, et sombre.

Les écossais de Biffy Cliro contrastent par leurs pantalons colorés (Puisque Simon Neil, James et Ben Johnston ne portent pas de tee shirts) et leurs notes pop. Le stade de France continue à se remplir.

La ferveur du public augmente à mesure que les secondes s’agglutinent, nous rapprochant de 20 h.

20h.

Différentes versions du fameux logo des roses étranglant deux pistolets, revisité par des vitraux et des fées en pierre se succèdent sur l’écran géant.

20h10. Les pistolets tirent des coups, le vitrail explose : Les Fucking Guns and Fucking Roses entrent sur la scène, fuck.

Ils sont au nombre de sept. Richard Fortus, Frank Ferrer, Dizzy Reed, Melissa Reese, Duff McKagan, Slash et Axl Rose. Seuls les trois derniers sont membres du quintuor d’origine. Mais c’est tous ensemble que, bientôt, ils vont nous accrocher aux étoiles.

Axl semble humble. Il s’appuie sur l’épaule de Slash, (un signe de réconciliation?), puis de Duff. Il s’échappe pendant les solos, et réapparaît avec de nouvelles tenues, une dizaine de fois. Axl donne des conseils de sécurité au public. Le grand Axl Rose est professionnel. Aimé, c’est certain. Mais en le regardant, on ne peut que se demander à quel prix a-t-il laissé le Axl Rose du passé derrière lui. A quel prix les Guns se sont-ils séparés, puis reformés? Cette proximité est-elle purement professionnelle? Axl sourit, et sa voix est belle. Les drogues, lui ont finalement rendu ce qu’elles lui avaient pris, emprunté, donc. Il court, sur scène, et lorsqu’il retire ses lunettes on dévore son regard comme s’il pouvait traduire la vérité de ces dernières vingt-quatre années.

Mais ce soir, c’est le concert de Slash. Saul Hudson, le gamin anglais aux cheveux de lion qui a appris à jouer sur une guitare à une seule corde, est le King. Slash ne griffe pas comme Tyler Bryant. Slash fait jouir sa guitare. Il prend son temps, pour la mener au plus haut point, et n’y manque jamais. Les gens hurlent son nom, des mains se tendent dans sa direction. Contrairement à Axl, Slash est impassible, et ne dit mot. Caché derrière son inimitable chapeau haut de forme et ses lunettes de soleil, Slash, par une fois seulement, sourit. Et pendant ce bref instant, il devient l’unique lumière du stade de France.

Pendant November Rain, le public dégaine des briquets. Il n’enflamme pas de poudre de revolvers, mais recouvre les parois entières du stade de France d’étoiles et de lucioles d’or. Au ciel, la nuit s’étend doucement.

Ce concert, n’est peut-être qu’une illusion, c’est une ellipse de temps offerte, un refuge au creux des années passées, qui restera dans nos mémoires et dans nos veines comme un frisson pour les années à venir. Une tournée, Not in this Lifetime, qui échappe au réel, mais se déroule, pourtant, là, où des hommes venus du monde entier ont l’habitude de jouer leur carrière sur un terrain d’herbe et sous un ciel de confettis, un ballon sous le pied.

Peu importe la séparation, peu importe les changements d’Axl et les choses cassées auxquelles on ne peut retirer les fissures malgré les efforts, peu importe le temps passé qui nous fait regretter de ne plus être à l’âge d’or des Guns N’ fucking Roses. Ils sont là, vaillants, brillants, Slash, Axl, Duff et les autres. Melissa avec ses cheveux bleus et son haut brillant, Richard et ses airs de corbeau paisible, Frank et son bonnet rouge, Dizzy derrière son clavier, en miroir avec Mélissa. Duff est grand, musclé, tatoué. Les années semblent ne pas l’atteindre. Ils nous suspendent aux étoiles, tous les sept, on jurerait voir le stade de France osciller, comme une balancelle géante accrochée à la voûte céleste.

Le ciel est désormais noir.

Ce soir, Paris est a Paradise City

 

Aline Gaffiot.

 

 

Publicités
Article mis en avant

Kozmic Blues

Il y a 47 ans aujourd’hui, les médias titraient le décès de la chanteuse de rock psychédélique Janis Joplin, d’une overdose d’héroïne. Elle venait tout juste d’enregistrer le morceau Bobby McGee.

Comme Janis ce soir là j’avais le blues cosmique.

A la différence près que Janis n’a pas tenue jusqu’au matin.

L’aube la trouvée étendue dans sa chambre d’hôtel, beaucoup d’héroïne dans son sang et un peu trop de chagrin dans son cœur. La nuit a gardé son dernier souffle.

Ses rêves avaient tout juste eu le temps de s’enfuir par la fenêtre, mais sa voix au grain magique état restée prisonnière de sa cage thoracique à présent inerte.

Je ne verrai jamais Janis sur scène. Je ne verrai jamais Janis tout court.

Qu’est-ce que tu lui trouvais de si beau à cette poudre blanche ? C’était ton carburant un peu. La cours des miracles au fond de ta tête. Mais ne savais-tu pas que ce n’était pas la poudre qui était magique, mais que c’était toi ? T’étais une môme brisée mais une femme magnifique. Tes démons dessinaient des fêlures dans ta voix, mais sous tes boas en plumes et tes chapeaux en fourrure, ton visage souriait.

Tu étais libre. Tu étais sauvage. Tu étais ta musique.

Aujourd’hui, tu es la voix qui rôde autour de mon lecteur Cds, quand je suis triste quand je suis joyeuse quand j’ai besoin de courage.

Janis, même en photo on croit discerner tes rêves défaits comme un nuage au dessus de tes cheveux de sirène. Tu donnais tant de toi. Peut être qu’on t’en a demandé un peu trop.

Tu es une icône de courage, car tu as quitté Port-Arthur, car tu as fait de la musique alors que ta famille détestait ça, parce que tu marchais pieds nus dans les champs et maintenant dans ma tête, parce que tu aimais les hommes, parce que tu aimais les femmes, parce que tu aimais la vie et bon dieu ce qu’elle t’aimait aussi. T’étais l’humaine qui donne envie d’aimer les humains un peu, même si toi tu préférais l’opium.

Janis, à son enterrement, à laisser de l’alcool pour que ses amis puissent célébrer. J’apporterais une bouteille avec moi là-haut quand ça sera mon tour, pour trinquer ensemble.

Je me souviens pas de toi allongée à moitié dénudée, un mélange de poudre blanche et de sang dans les narines. Mais debout, dans ta décapotable, les cheveux au vent, une bouteille de whisky à la main. Un sourire aux lèvres.

 

Merci d’avoir partagé ton talent. A jamais, on gardera a piece of your heart dans les nôtres.

 

Aline Gaffiot.

On en revient toujours à Kurt.

Aujourd’hui, 50 ans après la naissance de Kurt Cobain, 26 ans jour pour jour après la sortie de « Smells Like Teen Spirit » et 30 ans après la création d’un des groupes ayant le plus marqué l’histoire de la musique, pouvons-nous une énième fois reparler de Nirvana ?

Allez disons que oui.

Le truc, voyez-vous, c’est que, Nirvana n’aurait pas évolué de cette façon si Kurt Cobain n’était pas Kurt Cobain. Logique me direz-vous ? sans doute oui, mais pas si évident.

Malgré tout le talent de Krist Novoselic et Dave Grohl, la force de Nirvana venait principalement de Kurt, qui avait ce don de rendre théâtrale chaque concert. Et pas seulement en brisant ses guitares sur scène. C’était juste lui. Sa personnalité. C’est lui qui donnait une âme à ce groupe, avec sa voix.

Cette voix, rauque, puissante, émouvante; par ailleurs si vous écoutez les versions a cappella des chansons de Nirvana, vous constaterez par vous même que sa voix s’éprend d’une telle sincérité qu’on peut presque ressentir ce que lui ressent lorsqu’il chante.

En effet la signature vocale de cet artiste est empreinte d’une véritable authenticité et lorsqu’on en prend conscience, le regret de son suicide brutal nous envahit froidement. Restent alors les traces audiovisuelles

Ce qui nous marque lors du visionnage de l’édifiant documentaire réalisé par Brett Morgen, Montage of a Heck, c’est que Nirvana n’aurait jamais vu le jour si sa première tentative de suicide avait abouti. Kurt Cobain nous partage cela dans un de ses enregistrement : il est allé, ivre et défoncé, sur un chemin de fer, a mis deux blocs de ciment sur ses jambes et sa poitrine et a attendu le train, « le train approchait de plus en plus, dit-il, et est passé sur la voie d’à côté au lieu de me rouler dessus« .

Pour ma part je suis convaincue que ce qui rend cette voix si pure est le vécu de son propriétaire. Entre son enfance déchirée par le divorce de ses parents, sa première tentative de suicide, la difficulté d’adaptation avec sa belle-famille ainsi que toutes les autres épreuves qu’il dut subir dans sa jeunesse (et même après); l’alliance de tout cela contribue au style général de l’ensemble du groupe.

Saturne.

Des cendres de l’Alazka, jaillit le phœnix

Le nouvel album d’Alazka, PHOENIX dans les bacs le 1er septembre, est le premier à sortir sous le nouveau nom du groupe.

Burning Down Alaska a mis fin à son incendie. De ses ruines est apparut un nouveau territoire. Alazka est né.

Le premier septembre, PHOENIX viendra s’ajouter à la discographie du groupe, alors uniquement composée de l’album Values &Virtues.

Trois premiers morceaux, Phoenix, Empty Throne et Ghost sont déjà disponibles en ligne.

Toujours dans le même esprit post-hardcore, Tobias Rische et Kassim Auale alternent au grunt et à la voix claire. La première impression en écoutant ces trois premiers titres, est qu’il y a plus de voix claire par rapport au premier album (ce qui suscite la plus grande tristesse de la rédaction). Notamment, les trois titres débutent à la voix claire, et seul Empty Throne commence par une courte intro à la guitare électrique, qui le propulse à nos oreilles, au statut de la production la plus intéressante de cet embryon d’album.

Mais ces trois single restent très prometteurs, pour un album à la signature toujours très identifiable au sextuor allemand. Instrumentales calmes mais poignantes, voix désespérées mais fortes et poignantes, clip très esthétisés (signature post-hardcore, à la limite de la mise en scène et storytelling K-pop?), jouant beaucoup sur le monochromatique, et les contrastes d’ombre et de lumière.

Pas de grande surprise, donc, mais une promesse d’une bonne heure d’écoute agréable, et de live, on l’espère, très bruyants, énergiques et émotionnellement intenses.

A l’aube de son succès, on ne peut que se demander quelle sera l’évolution d’Alazka.

Valeureux et Vertueux, renaissant de ses cendres pour échapper à ses pêchés passés, à quel animal hybride (poétique et empreint de violence) cédera place le Phoenix?

On attend la suite.

Entre un sol granuleux de cendres sombres et un rideau de lumière,

de pied ferme.

 

Aline Gaffiot.

 

 

 

 

 

Dear Chester,

Crédit photo: https://fr.pinterest.com/pin/438186238717162872/

 

20 juillet 2017. 21h. « Chester Bennington », « Chanteur de Linkin Park », « MORT », « SUICIDE », « PENDAISON ». Un rideau tombe.

Eh, Dumbledore, on ne peut pas remonter un peu le temps pour ce gars là? Et tu sais quoi vieux barbu, si tu n’es pas d’accord pour changer le cours du passé, laisse nous quand même revenir un peu en arrière. On interféra pas, mais on passera un dernier moment devant la scène. Avec Chester, debout, vivace, devant nous.

« Linkin Park, c’est le groupe qui m’a initié au metal », répètent les fans dans leurs hommages à Chester qui fleurissent comme des chrysanthèmes sur les réseaux sociaux.

Alors, Linkin Park, c’est un groupe qu’un peu tout le monde connait. Même que les derniers albums, ils passaient beaucoup à la radio. Ces derniers albums que les « puristes », fans du groupe à son début, les metalheads convaincus et convaincants, n’apprécient pas.

« Ils font de la pop. Linkin Park c’est plus comme avant.  » Pour certain, Linkin Park est mort depuis longtemps, mais à l’heure ou les pieds de Chester ne toucheront plus jamais le sol, Linkin Park, n’a jamais été aussi vivement présent dans nos esprits. Que se soit des souvenirs que nous rappellent certaines chansons, ou de nouveaux morceaux plus pop, Linkin Park nous parle, presque à tous. Et la signature, c’est celle de ta voix, Chester.

C’est sur ta voix que l’on répète « all I want to do
Is be more like me and be less like you« , et cette phrase, cette simple phrase est devenue une incantation, pour te ramener à la vie, Chester. Mais tu ne reviendras pas. On le sait trop bien.

On entend, ta voix, et l’on imagine ton corps décharné prendre de la hauteur, pour redescendre, définitivement. Chester, j’aime croire qu’à ce moment là tu souriais. Dis, est-ce que tu souriais?

Maintenant, que je regarde les étoiles, je crois que le ciel au dessus de moi n’est pas assez grand pour te contenir tout entier. Pour contenir ton talent. Et l’amplitude de ta voix quand tu chantes « No, no more sorrow, I’ve paid for your mistakes »  doit bien résonner quelque part maintenant, pas vrai? Seule la voûte céleste est à ta taille, peut être bien.

Eh, Chester, je ne sais pas quoi dire de plus qui n’ai déjà été dit. Je ne vais pas raconter ta vie et essayer de comprendre pourquoi tu as voulu mourir. Cela, c’est dans ta tête, dans tes veines, quelque part dans une place sombre et sordide que toi seul pouvait atteindre. Et qui te rongeait, très probablement. Chester, tu es un peu un Christ. Tu as sauvé pleins d’ados de la dépression avec ta musique, j’en suis sure. Je n’en faisais pas partie mais je sais le bien que ça fait de sentir appartenir à une communauté qui devient comme une famille. Et toi et tes petits gars Chester, vous en avez créé une grande. alors peut être bien qu’il fallait que tu partes pour compenser toutes ces vies.

La vérité, c’est que la vérité c’est de la merde. Je ne crois pas en cette théorie et je hais cette théorie. Rien ne compense rien. Personne n’était là-haut et a choisis ta mort. TU l’as fait. Tu as décidé de baisser les armes. Tu as décidé de te taire. De ne plus jamais crier.

Chester je ne répéterai pas ce que tu as fait de grand, de petit, ce que tu aurais pu encore faire si tu étais toujours dans les coulisses ou sur scène, ni l’immense vide que tu laisses dans le cœur des Linkin Park.

Chester ce soir là tu es parti. Comme un Grand. Et je m’imagine qu’avant de monter tu as regardé par la fenêtre, contemplé les étoiles et le ciel, comme on admire sa nouvelle maison. Et que cet abri t’as plu.

Peu importe où tu es maintenant, Rock on, guy.

 

 

Aline Gaffiot.

 

 

Le monde est à Alissa

Crédit photo: http://bravewords.com/news/arch-enemy-debut-the-world-is-yours-music-video

Le 14 juillet, le groupe de death metal mélodique ARCH ENEMY a sorti le premier single de son dixième album prévu pour le 8 septembre 2017: « WILL TO POWER ».

Après « WAR ETERNAL », c’est le deuxième album que le groupe suédois sort avec la québécoise Alissa White-Gluz au chant (guttural, s’il vous plait).

Le single, s’appelle « THE WORLD IS YOURS ». Le clip, toujours très esthétisé, débute et prend fin par une image de la terre vu de l’espace, en image inversée. Mais le groupe ne se lance pas pour autant dans la conquête de l’espace et de l’univers SF, comme Rings of Saturn ou Powerman 5000. Les thèmes abordés sont toujours la société, la prise du contrôle, et la revanche d’un petit groupe d’exclus sur la majorité cruellement impitoyable.

Après cette vision spatiale, on atterri (ou pas d’ailleurs, puisque la terre semble si lointaine) dans l’antre des musiciens, toujours baignée des mêmes ombres noires, grises, blanches et bleues des vidéos clips de War Eternal.

Les riffs de Michael Amott, Jeff Loomis et Sharlee D’Angelo sont rapides, la batterie de Dave Erlandsson efficace, et la signature mélodique entre les grunt d’Alissa, unique. Comme le dit la chanteuse elle-même « Arch Enemy n’a pas besoin de chanteuse, leurs guitares chantent« . L’ensemble, est du Arch Enemy pur, rapide et splendide.

Dans ce morceau, il est toujours question d’émerger de la masse grégaire, de jaillir, soudain, de se faire voir, et entendre, et d’exister, enfin. The World is yours n’appelle pas à s’armer pour une révolution sous les grands drapeaux noirs de l’Anarchie, mais à la révolution spirituelle.

« If you want the world
Use your mind (…)

If you really want it the world is yours » hurle, puis murmure (on aime le contraste) Alissa.

Mais The world is yours n’est pas qu’une histoire de révolte menée par une intelligence saillante. Le morceau peut être perçu comme une ode à l’accomplissement personnel.

Arch Enemy est le premier groupe de metal qu’Alissa a écouté à l’adolescence, lorsqu’elle était membre d’un petit groupe de punk-rock. Elle chantait à la voix claire, et ses amis lui avaient conseillé d’écouter ce que faisait Arch Enemy pour faire évoluer la ligne vocale de leur groupe dans cette direction là.

Alissa raconte avoir acheté l’album, et découvert seulement en voyant une photo du groupe que le chanteur d’Arch Enemy, était une femme, et qu’elle s’appelait Angela Gossow. Lorsqu’Angela a décidé de se retirer du devant la scène, pour gérer Arch Enemy en s’appropriant le rôle de manageur, elle a désigné Alissa pour lui succéder.

Remplacer l’égérie lionesque à la voix démesurée et à la réputation bien plus grande que ses 1 mètre 60, était un vrai défi. Mais le résultat est là aujourd’hui, après trois ans de tournée non stop pour War Eternal, la sortie de « WILL TO POWER » devient une volonté de demeurer un des plus grand groupe de metal du genre. Et le bout de femme à sa tête, n’est plus l’hybride d’un ange et d’un punk en colère, mais est une vegan aux cheveux bleus. Défi : remporté.

Alissa, Arch Enemy is yours. 

 

 

Aline Gaffiot.

 

 

 

 

 

 

 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑